Qui sont les acteurs du monde des courses ?

Eleveur de chevaux de course

L’éleveur de chevaux de course est considéré comme le premier acteur de la filière.

A chaque début d’année, l’éleveur choisira un étalon pour chacune de ses juments en ayant toujours en tête d’optimiser les capacités génétiques de chaque produit à naître. C’est ce qu’on appelle les croisements.

Elever un cheval de course (trotteur ou galopeur) demande à l’éleveur un suivi quotidien en apportant de nombreux éléments essentiels à sa croissance. Le régime alimentaire et un suivi de santé approfondi de la croissance des poulains sont primordiaux pour optimiser la vie sportive de ces futurs athlètes de haut niveau.

En effet, tous les galopeurs et trotteurs naissent dans un haras et les plus talentueux y retourneront. L’élevage est donc la raison d’être des courses (et vice versa). Pour les males, les places sont rares, puisque seuls les meilleurs peuvent prétendre devenir étalons. En revanche, la plupart des femelles reprennent le chemin des herbages pour y devenir poulinières et tenter de perpétuer leurs qualités (parfois leurs défauts aussi, hélas !) à leur progéniture. Une pouliche en fin de carrière qui a donné satisfaction à son propriétaire pourra inciter ce dernier à devenir lui même « éleveur sans sol » (C’est à dire éleveur non-professionnel). C’est une autre façon passionnante de s’investir dans le monde des courses. Il faut cependant être patient…

Le savoir faire de l’éleveur de chevaux de course professionnels prend alors le relais sur celui de l’entraineur. L’éleveur prendra soin des juments et de ses poulains successifs, conseillera sur la marche à suivre, les choix possibles de croisements, il remplira aussi les tâches administratives liées à l’élevage. Il dévoilera au propriétaire (éleveur sans sol) tout un aspect de cette activité qui, si elle est moins spectaculaire que la compétition, n’en est pas moins très prenante elle aussi.

Même en tant qu’éleveur sans sol (propriétaire d’au moins une part de jument), le droit à la prime à l’éleveur des futurs gains du poulain né au haras (de la jument dont il est propriétaire ou en partie propriétaire) est la même que pour l’éleveur professionnel. Elle s’élève de 10% à 21% des allocations et primes en plat, 15% en obstacle, 12,5% pour le trot. D’autre part, les prix de pension à l’élevage sont très inférieurs aux tarifs d’entrainement, puisque les besoins en main-d’œuvre ne sont pas les mêmes et les équipements moins couteux.

Les chevaux naissent en général la nuit, et le personnel du haras dort peu, de février à juin. Les haras de chevaux de course peuvent également préparer des foals ou des yearlings pour les ventes, de façon à les y amener dans les meilleures dispositions et conditions possibles pour la vente aux enchères.

Enfin, les étalons sont basés dans les haras étalonniers qui accueillent des juments à l’année ou juste le temps d’une visite (saillie).


Entraîneur de chevaux de course

Le plaisir d’un propriétaire de chevaux de course dépend largement du choix de son ou de ses entraîneurs. Ce sont ses interlocuteurs privilégiés, ceux avec lesquels il va être en contact le plus souvent, ceux auxquels il accordera sa confiance et confiera ses espoirs.

Les affinités personnelles sont essentielles, bien entendu.
Un entraîneur de chevaux de course n’est pas un fournisseur comme un autre. Il doit aider le propriétaire à suivre et à s’investir dans sa passion dans des conditions optimales. La qualité du dialogue est dès lors très importante. Cela ne saurait dispenser le professionnel de savoir exploiter aux mieux les chevaux de course qui lui ont été confiés et de travailler à ce que l’intérêt du propriétaire, tant sportif que commercial, soit préservé.
L’entraîneur doit savoir déceler les qualités du cheval, façonner son caractère, ses muscles, son cœur, ses poumons, tout en maintenant son intégrité physique pour l’amener au sommet du potentiel que lui a donné la nature. Il faut surtout qu’un entraîneur de chevaux de course sache estimer au plus juste ce potentiel et planifier la carrière du galopeur ou du trotteur selon cette estimation. Il est important que le propriétaire de chevaux de course et son entraîneur s’entendent sur les objectifs à atteindre et les moyens mis en œuvre pour y parvenir. Enfin, si l’on veut profiter des moments magiques que sont les séances d’entraînement et suivre ses chevaux le plus directement possible, intéresser ses amis à son activité, il est recommandé de choisir un entraîneur qui soit suffisamment proche de son domicile pour que le propriétaire n’hésite pas à lui rendre visite. Le statut de propriétaire de chevaux de course permet de découvrir bien plus que la seule compétition. 
Selon les régions, la qualité des soins (suivi vétérinaire…etc.), les prix de pension mensuelle peuvent varier (1000 - 3000 euros) pour la pleine propriété d’un cheval de course.
L’endroit où est basée l’écurie de course compte pour beaucoup dans ce calcul, car le personnel n’est pas logé à la même enseigne dans tous les centres d’entraînement du pays. Certains entraîneurs privilégient aussi les formules ‘tout compris’, incluant une fois pour toutes les soins de ferrure, par exemple, et même les soins vétérinaires de base. D’autres, en revanche, ajoutent à leur tarif brut un certain nombre de suppléments selon les frais que l’athlète aura nécessité.
Il est donc essentiel que le propriétaire de chevaux de course trouve le niveau de prestation correspondant à son budget et à ses objectifs.


Courtier de chevaux de course

Intermédiaire entre l’acheteur (le propriétaire) et le vendeur (éleveur, entraineur etc.), le courtier met sa connaissance du cheval, des courses et du marché français et international, au service de ses clients.
Son rôle est de les conseiller et éventuellement de les représenter dans les élevages, aux ventes aux enchères publiques et aux courses, mais aussi dans toutes les démarches de l’activité du propriétaire (choix des entraineurs, choix des haras, démarches administratives auprès de l’institution, transport, conseil en élevage, ventes et achats).

La plupart des agents français de chevaux de course sont affiliés à l’Association Française des coutiers. Ils s’engagent à vérifier l’agrément de leurs clients auprès des agences avant d’enchérir. Les entraineurs et les courtiers de chevaux course non-affiliés, français ou étranger, doivent également prévenir les agences et s’assurer des agréments.
S’attacher les services d’un professionnel lors de ses achats aux ventes est certes subsidiaire, mais le coût d’un tel conseil est nul pour l’investisseur.
Les autres prestations proposées par les courtiers sont tarifiées de gré à gré, selon les tâches, soit à la commission (par exemple à l’occasion d’une transaction), soit au forfait (management d’écurie de Groupe, notamment).
Ils sont aussi très actifs dans la gestion des étalons et la commercialisation des saillies.

Jockey / Driver

Véritable pilote de précision, le jockey ou driver (trot attelé) devra savoir utiliser les qualités du cheval développées par l’entraineur pour mener l’athlète à la place qu’il mérite.
Le choix d’un jockey est essentiel. Il est souvent dévolu à l’entraîneur, qui tâchera d’obtenir le meilleur professionnel disponible, ou la monte la mieux adaptée au cheval de course.
Chaque cheval de course est un athlète à part entière ayant des capacités, aptitudes et un caractère qui lui sont propres.  Les qualités physiques du jockey/ Driver sont très importantes car monter ou driver un athlète est extrêmement physique. Les cracks jockeys /drivers sont dotés de qualités ‘supérieures’ tel qu’une bonne main et un ‘feeling’ les rendant capables de communiquer littéralement avec leur monture et d’utiliser ses points forts de façon plus pertinente que tout autre pilote, aussi fin soit-il.
Les meilleurs jockeys sont représentés par des agents, chargés de les associer aux meilleures chances dans chaque course.